mardi 19 avril 2016

Néo-ruraux

J'ai recu un mail.
C'était signé de Capucine et de son équipe.
Elle m'a présenté ses partenaires qui soutiennent leur approche, leur vision, et il parait qu'ils permettent de créer de belles synergies.
C'est quoi déjà "synergies"?

Elle m'a parlé de la découverte de notre ferme sur le réseau des micro-fermes en France.

Je me suis souvenue qu'avant d'y inscrire la Roulotte du Berger, j'avais demandé en "message privé" ce qu'ils entendaient par "micro-fermes" et je m'étais demandé si nos prés et forêts, nos moutons, cochons, poules, chevaux, poneys, vaches et nos légumes pouvaient entrer dans cette catégorie là.
Je m'étais questionnée aussi sur ce besoin inéluctable d'entrer dans un moule.
Il parait qu'ils trouvent notre approche en lien avec les valeurs qu'ils défendent et nous félicitent pour notre engagement en faveur d’une agriculture d’avenir.
Ça m'a fait sourire ça parce que je me questionne souvent sur le devenir de notre ferme encore si fragile financièrement. Je crois que nous faisons partie de ceux qui ont le vent en poupe ces derniers temps. On les appelle les néo-ruraux. Je ne suis pas sure d'aimer ce nom.

Il y a quelques fruitiers encore à planter. Ceux là, ils seront à greffer. Le monsieur de la ferme m'a dit qu'il devrait y arriver, que ce n'était pas très compliqué.
Le ciel est si bleu aujourd'hui. Les nids des hirondelles sont tous occupés. Le fond de l'air est encore froid et il pleut beaucoup en ce moment. J'ai retrouvé la morsure de l'ortie.
Sur le calendrier, le printemps est derrière nous et le temps des saintes glaces va bientôt arriver.
Début avril est passé et ici nous cumulons les journées pleines à craquer. Souvent teintées de rose et parfois de gris, de gris trés sombre aussi.
Il y a les projets qui trottent dans nos têtes et la réalité d'un très grand pas qui va se réaliser dans quelques mois. Nous y sommes, l'eau est juste là sous nos pieds.
"On saute en se tenant la main tous les deux?"
J'espere ne pas nous y noyer.

Il y a des soirs où les diners sont pris avec des amis et des stagiaires. Les semaines se remplissent d'activités différentes et de personnes en quête de sens et de bonne volonté venues découvrir ou apprendre le métier de fermier. J'aime beaucoup les écouter nous parler. Jour après jour ils prennent leurs aises dans les divers ateliers proposés à la roulotte du berger et chacun laisse un bout d'eux avant de reprendre leur chemin de vie. Il y a les soirs qui rallongent et j'essaie de ne pas me faire pieger ,de vite rentrer pour préparer le repas et coucher notre petit écolier le soleil à peine couché.
Je sens encore la peur de l'année qui vient de passer me bruler.
"Mais non tu verras, on va y arriver"

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mercredi 13 janvier 2016

C'est la gadoue chez les cochons

Depuis quelques jours je reste souvent les pieds collés dans la boue, à l'heure du repas chez les cochons. Je me retrouve avec quatre gros museaux très très gourmands autour du seau d'aliment... Je vous laisse imaginer l'ambiance dans le parc.

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mardi 12 janvier 2016

regroupées

Quand les brebis sont à la bergerie, un chien de troupeau est bien utile pour la distribution du fourrage par exemple

Merci Heda!

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lundi 11 janvier 2016

Trouvés

C'est pas la peine de vous cachez dans la moutonnière les amoureux... Dino je t'ai vu!

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dimanche 10 janvier 2016

Caline

Caline porte ce nom là parce qu'il lui va très bien.
Caline a fait le salon de l'agriculteur avant de venir chez nous
Caline nos a accompagné lors de la foire de la sainte Catherine à l'automne dernière et Caline nous a fait cinq petits depuis qu'elle est à la ferme.

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samedi 9 janvier 2016

Selfie avec Zima

Pour rappel, Zima est l'une de deux vaches Vosgiennes que nous élevons pour animer l'atelier accueil pédagogique et pour travailler en paire au potager avec sa copine. Elle nous donne aussi un veau par an. Les enfants adorent essayer la traite manuelle. Les adultes sont curieux mais timides.

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vendredi 8 janvier 2016

Création de la catégorie "Selfie"

Allez c'est parti pour le tout premier "Selfie du jour":

Heda et moi à la bergerie en mode gros calins en attendant que les bacs dl'eau se remplissent.

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jeudi 7 janvier 2016

des envies

Il y a des envies qui s'entêtent, des envies qui font peu de cas de la performence ou de la rentabilité obligée d'une entreprise.
J'ai envie de peinture blanche sur les murs de la cuisine et faire ma maison jolie. J'ai envie de la voir se remplir d'amis et j'ai envie de partir loin d'ici juste avec lui.

J'ai envie de me persuader que les onzes mois prochains trouveront du bon, etre sure de ce qui vient.

J'ai envie d'entendre dire: "demain il va neiger" d'entendre mes pas crisser et de sentir le bout de mon nez gelé. Les fêtes de fins d'année sont maintenant derrière nous, c'est le moment de dresser la liste des bonnes résolutions et des promesses auquelles je n'ai pas envie d'échapper.
Nous nous sommes promis de rester main dans la main et de tout faire pour y arriver. Je dessine les plans du potager et j'écris sur des morceaux de papier tous les projets pour cette nouvelle année. Il me faudrais mille vies pour réaliser toutes ces envies.
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mercredi 6 janvier 2016

des poussins et des renards

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- "Quand est ce qu'on va remettre des oeufs à couver, maman?"
- "Peut-être au mois de mars prochain si tu veux"
- "Et les poules pourront faire des oeufs d'oie?"

J'ai expliqué à mon petit garçon que les poules faisaient des oeufs de poule et que les oies faisaient des oeufs d'oie puis nous avons bien rigolé en imaginant quelques mélanges d'humains et d'oiseaux.
-"Comment elle est morte Blanche?" Il y a quatre ans, je faisais la connaissance avec ma toute première oie. Une vraie, toute blanche, qui avait les yeux bleus, des pieds palmés et le souffle de chat faché quand je m'approchais trop près d'elle.
"Si ça ne va pas, nous pourrons la récupérer vous savez"
Blanche n'avait pas envie de changer d'humain. Je n'y connaisais rien en Anatidé, mais je venais d'apprendre que cet oiseau aimait les habitudes et qu'il me faudrait de la patience et du courage aussi, pour l'apprivoiser.
Le pari était lancé, nous venions d'aménager dans la ferme, nous les néo-ruraux et je commençais ma vie de fermière avec une oie et une poule que les anciens propriètaires voulaient bien nous lèguer.
"Tu sais, je crois que c'est le renard qui a emmené Blanche"
Nous étions devenus amis avec l'oie de la maison et elle avait même le droit de se promener sur toute la ferme, sauf au potager !
Surtout quand il y avait les laitues de plantées. Souvent, quand il fallait rentrer Blanche au poulailler, c'était mon petit garçon qui voulait s'en occuper.
"C'est mon travail maman, n'oublie pas que je serai agriculteur quand je serai grand!"
C'était l'été et un jour Blanche a disparu, nous ne l'avons plus jamais revue.
-"on a qu'à poser des pièges à renard!"
C'était presque l'heure de partir à l'école mais il nous restait quelques minutes pour discuter. Ça tombait bien parce que je n'avais pas envie qu'un de mes enfants pense que tuer c'était la solution pour se débarasser de ce qui pouvait le derranger.
Ensemble nous avons discuté de cet animal roux et je lui ai confié que moi je l'aimais beaucoup parce qu'il mangeait des centaines de rongeurs,
que j'adorais croiser son regard même quand je suis très faché contre lui parce qu'une poule a encore disparu.
Nous avons cherché des solutions et trouvé que c'était une bonne idée d'avoir installé un filet électrique autour du poulailler et que la niche du labrador de la maison était bien installée tout à côté.

mardi 5 janvier 2016

un nom à la place

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Je regarde les ventres s'arrondir.
Il va falloir bien réorganiser la bergeries pour accueillir les tous nouveaux nés.
L'hiver vient à peine de commencer et il reste encore de longues semaines avant l'arrivée du printemps et ses promesses.
Aujourd'hui il n'est pas question d'herbes à brouter, n'y de bain de soleil pour se réchauffer.

Quand je viens distribuer le regain, certaines brebis font le même petit bruit caracteristique à toutes les mères qui invitent leur progénitures à la tétée
ou juste pour une petite toilette où tout simplement pour dire: c'est moi, je suis là, reconnais moi.
Je sais bien qu'il faut attendre quelques semaines encore mais à chaque fois que j'entends ce doux gloussement de jeune maman,
je ne peux m'empêcher de chercher un agneau perdu au beau milieu d'une centaine de pattes de brebis gourmandes et affamées.
Je me sens fondre alors quand je sais que c'est pour moi et je cherche les yeux de celle qui m'appelle.
Ce sont ces petites bulles de bonheurs là que je garde avec moi pour les jours où tout va mal et ce qui donne aussi naissance à un nom pour une brebis qui au départ n'était qu'un simple numéro.

lundi 4 janvier 2016

janvier pour s'organiser

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Je crois que les jours rallongent.
L'école a repris ce matin, j'avais oublié la nuit au réveil.
Je n'ai pas tout rangé dans la maison comme je me l'étais promis pour après les vacances.
La météo annonce quelques jours de pluie, je vais en profiter pour terminer ce que j'ai commencé.

Il y a beaucoup de travail à la ferme mais cette année, je me sens d'attaque pour m'organiser.
Les premières graines arrivent cette semaine,
je vais pouvoir commencer les laitues sous abri et tenter de nouvelles expériences.

Sur mon agenda, il y a trois rendez vous à ne pas oublier.
Mercredi c'est le jour de la fève, je ferai une galette.
Cette année, je crois que j'aime bien janvier.

dimanche 3 janvier 2016

sapin de Noël

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Il était venu plusieurs fois me demander: c'est aujourd'hui que vous allez couper le sapin?
Et quand je lui ai annoncé l'arrivée de François, il m'a demandé: est ce que ça veut dire qu'il va couper le sapin demain?
C'était la semaine avant les vacances de Noel, j'avais décidé qu'il fallait couper le grand sapin derrière la maison.
C’était le sapin que mon petit garçon aimait retrouver l'été pour y grimper le plus haut possible.
Il adorait m'appeler "coucou maman, je suis monté tout seul"
Lui, était fier et moi, je me retrouvais plantée là au potager partagée entre la colère et la peur.
il avait encore désobéit et j’étais pétrifiée a l’idée d'un grave accident.
c’était devenu définitivement SON sapin le jour où j'avais annoncé:
cette année, il faut absolument le couper. Je lui avais alors expliqué les raisons de ce choix mais rien ne l'avait fait changer d'avis.

C'est quand j'ai vu ça bouche se retourner, son menton trembler
et ses yeux s'embuer que j'ai regretté.
Et puis, en quelques minutes tout à basculé,
il a suffit de la magie d'une tronçonneuse dans les mains du coupable pour transformer le gros chagrin en un éclatant sourire.
Le sapin devenait fauteuil "le fauteuil du chevalier de la roulotte du berger"
avec sa table et son petit chêne devenu champignon juste à coté.

J'ai compté trente six anneaux sur la souche du sapin.
Je l'ai longtemps regardé couché et j'ai senti la tristesse m'envelopper.
Cet arbre était là bien avant nous et d'un coup, parce que l'humain l'avait décidé, il devait être exécuté.
Je n'avais pas envie de m'en débarrasser, alors j'ai chercher comment l'utiliser ailleurs.
Une haie morte avec les branchages qui serait installée en face du potager serait parfaite pour attirer les auxiliaires et briser les vents dominants.
Les idées ont très vites dansé dans nos têtes et j'ai même trouvé des bouts d'enfants dans quelques regards.
Nous avons même trouvé la tête d'une chouette sur une rondelle de bois. "Tu sais nous parfois, on en faisait de beaux plateaux à fromage".
Ça sentait bon le pin, nos mains étaient devenues collantes à cause de la sève qui coulait mais on s'en fichait.
"Tiens j'ai une idée! Tu devrais ramasser des pommes de pins et les mettre sous le poêle de la cuisine. Tu verras elles s'ouvrirons et tu pourras récupérer les graines. "
Des bacs creusés dans le tronc coupé pour y planter des fleurs seraient une idée merveilleuse pour accueillir nos visiteurs et pour la dame du potager aussi.
"Tu as vu maman on dirait des bestioles" deux petites branches sont restées sur un morceau du tronc. "Oh! Je suis sure que les enfants vont adorés monter dessus"
Le sapin de mon petit garçon est tombé sous la lame de la tronçonneuse pour sauver un châtaigner et créer une haie protectrice au potager.
Ses bacs rigolos que j'ai hâte de remplir avec de jolies fleurs resteront très longtemps parmi nous. Il nous rappellerons qu'un jour un sapin est né et a existé d'abord en sapin de Noel pour les enfants de la maison d'avant nous.
"Maman, tu crois que je pourrai planter les graines dans la terre ? Apres ça deviendra mon sapin et rien que le mien!"

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samedi 2 janvier 2016

bientôt

Les ventres des brebis grossissent et je m'amuse à deviner qui aura deux petits.
Je crois que les béliers ont encore bien travaillé. Les futures mamans se portent bien et maintenant c'est à moi de jouer.
Je leur donne du regain tous les jours en plus du foin et dans deux semaines je vais commencer à distribuer la luzerne.
Bientôt je serai accueillie avec les"mêê" de mes brebis parce qu'elles raffolent de ces petits bouchons vert foncé.
C'est un plaisir que je savoure depuis que je veux être bergère.
Les entendre au loin m'appeler et les regarder courir vers moi font partis des petits bonheurs de ma vie de fermière.
Bientôt je verrai arriver certains bout de nez, j'en aiderai parfois à naître mais je sais combien mes brebis sont championnes dans cet art.
Et puis, il y aura la mise au pré mais ça, c'est encore loin.

Cette année je veux encore apprendre à saisir le moment et à en prendre soin pour ne plus le laisser s’envoler comme je l'ai trop souvent fait l'an passé.
Je veux lui être reconnaissante et apprendre à ne plus grogner.
"Allez, et si on pariait sur une année sans une parole négative?"
Je ne veux plus avoir peur de mes ennuis ni de regarder la vie passer.
le temps file et je voudrais écrit le récit tout entier de ma vie passée ici.
Je me promets d'en noter chaque soir un morceau, celui que j'aurai choisi.

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photo d'un petit né d'une fratrie exceptionnelle de 7 agneaux le mois dernier

vendredi 1 janvier 2016

une nouvelle année

Fleur

Je le regarde caresser les chevaux.
Le soleil chauffe le plastique de la bâche tendue au-dessus de ma tête,
ça sent encore bon le basilic sous mes pieds et le persil est encore très vert. Il va falloir que j'enlève les plants de tomates et que j'arrose la terre dans la grande serre,
que je trace les lignes pour les cultures et les manches de la grelinette m'attendent.
L'idée c'est de construire des planches permanentes.
Après tout ça, nous apporterons du compost et ça, c'est Sirano qui s'en occupera.
L'ail est planté sur ses billons montés avec Sirano et le "Bucher", notre nouvel outil de travail en traction animale.
Les racines sont déjà longues et je vois chaque jour un peu plus du vert de la tige qui semble bien se plaire dans la terre de la nouvelle parcelle.

Nous voilà repartis pour une nouvelle année.
L'urgent ici à la ferme, c'est maintenant de bien gérer nos différents ateliers, les soigner, les améliorer et surtout bien les organiser.
J'aime beaucoup les fins d'année parce que c'est là que j'ai du temps pour regarder
et je déteste les fins d'année parce que c'est la période où j'ai le plus peur.
Il faut tout préparer, planifier pour ne pas me tromper et ça, moi j'ai du mal à le gérer.
Je trouve cette période aussi très existante, je crois que je suis accro aux challenges que m'offre la vie à la ferme et le temps va bientôt me sembler long avant le top départ.
Avant hier soir, un camping car est arrivé. C'était nos derniers hôtes de l'année, j'ai oublié de leur signaler.
J'ai aimé tous ces visiteurs venus d'ailleurs, nous raconter leur vie mais aussi s’intéresser à la notre ici, à la ferme.
A chaque fois qu'un camping car repartait je sentais repousser mes ailes

En ce début janvier, c'est le plus important que je veux garder en tête.
Il va falloir aussi développer beaucoup plus la vente de nos produits. La vente directe à la ferme reste ma favorite.

Je souhaite à nous et à vous tous une très bonne année pleine de vie, d'amour, de joie, d'espoir et de temps! image.jpeg

lundi 24 août 2015

une fameuse journée

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Mes pensées se promènent entre "hier et demain" le dimanche à la ferme est terminé.

Presque huit cent personnes sont venues et plus de 200 repas et sandwichs ont été réalisés.

Ce fameux dimanche à la ferme organisé par la chambre d'agriculture de la région est maintenant derrière nous. Nous avions dit oui pour ce pari fou, je crois que c’était en juin de l'an dernier. Depuis, nous avions essayé d'imaginer ce que serait une journée entière ici avec un public qui viendrait gouter nos produits fermiers et profiter des animations que nous leur proposerions.

"J'ai peur de me sentir envahi, d'avoir l'impression ne plus rien contrôler"

Ce sont les larmes tout au bord des yeux qui ont sonné l'heure du top départ pour cette chaude journée avec des bénévoles bienveillants et très motivés.

"J'ai peur de ne pas y arriver"

Des salades, des saucisses, des merguez et une côte d'agneau grillées sur des barbecues très bien menés. Du fromage et mon crumble aux pêches avec une boule de ma glace à la vanille "trop bonne".

C’était une journée un peu brouillon avec trop d'attente à l'heure des repas servis dans de la vraie vaisselle, des bouteilles et des verres consignés parce qu'ici la fermière est peut être un peu trop parano avec le verre cassé.

"il est hors de question que je mette les coussinets de nos chiens de travail en danger"

C’était une journée réussie aussi. J'aime dire aujourd'hui que c'était un vrai succès.

Je crois que ce sont les cochons qui ont remporté le grand prix de la curiosité et que les chariots des chevaux ont été très appréciés.

Il y a eu les tracas à gérer, mais des pas trop gros, ça va. Quelques malentendus et un peu de tensions se sont pointés sans être invités, juste au moment du "coup de bourre". Du coté des déceptions et des regrets, je retiens le Bucher, notre nouvel outil de travail au potager si prometteur. Nous tenions tellement à l'atteler avec notre trait comtois et vanter toutes ses qualités. J'aurais aimé raconter aussi tout ce qui me tient debout dans ce monde agricole tellement différent de celui que je connais par cœur.

Et puis, il y a le plus grand des Merci. Celui que je ne cesserai jamais de distribuer à tous les bénévoles qui nous ont aidé, mes petits lutins adorés et mes précieuses petites fées. Sans eux jamais nous n'aurions si bien réussi cette fameuse journée du dimanche à la ferme. Leur énergie et leur volonté ont fait de ces huit heures partagées des milliers de petites bulles de bonheur de mon cœur que j'aime respirer les jours où les doutes et la peurs viennent me secouer.
La ferme est de toute beauté remplie d'humains en train de travailler, les graines sont semées, il n'y a plus qu'à les arroser.

Merci, merci, merci et encore merci les amis!

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lundi 8 juin 2015

un nouvel outil

L'agriculture d'accord mais alors sans tracteur,
c'est ce qu'il m'avait proposé
lorsque je lui parlais d'envie de vivre notre vie dans le monde paysan.

C'est dingue quand même,
jamais je n'aurais pensé apprécier le travail de désherbage manuel dans ce métier.
Il y a le dos qui fatigue vite
mais l'activité à elle seule
me permet souvent de me poser,
me concentrer.
C'est un moment d'intimité qui m'aide à me retrouver.

"Ce n'est plus possible de tout faire à la main, ce n'est plus un jardin que tu as maintenant"

Il a raison et je le sais,
surtout quand on multiplie les activités,
il faut être efficace et organisé.
Et puis, je veux bien avouer que lorsque ce sont les pieds de Sirano qui marchent dans les sillons,
le travail est clairement plus rapide.
la Kassine c'est le porte outils de la ferme,
il en a monté un paquets de billons notre ami Sirano avec cet outil là.
Cette année, nous avons décidé d’agrandir la surface cultivée au potager
et de changer notre matériel pour la traction animale.
Il devenait nécessaire de gagner en confort de manipulation
et nous recherchions surtout la performance dans travail de désherbage.

Notre choix c'est porté sur le Bucher ,un outil Suisse.
C'est un outil très ancien (1950-1960) qui n'est malheureusement plus fabriqué,
il nous fallait en trouver un d'occasion.
Nous avons eu une chance incroyable de dégoter notre bonheur très vite
et c'est du coté de Montélimar qu'il a fallu partir le chercher.
"Oh mais c'est du nougat ça, merci papa!"
Un aller-retour dans le sud de la Francs
et nous voilà merveilleusement bien équipé.
Dès que la pluie aura rendu un peu de souplesse à la terre, nous sortirons le Bucher pour former les billons qui a cueilleront les choux, les laitues et les courges.
Merci Jan!

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dimanche 24 mai 2015

heureuse ici

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Il y a les stagiaires qui se croisent ou qui arrivent parfois, tous ensemble. Je vois avancer le travail plus vite et plus joyeux aussi. J'aime beaucoup travailler avec eux. Je les appelle mes petits lutins, ils sont merveilleux! Courageux et d'une volonté extraordinaire.
Ce soir Jonathan vient se joindre à nous pour quelques semaines. Sa spécialité à lui, c'est le mouton. Il arrive juste à temps pour voir nos dernières agnelles venues du Puy en Velay débarquer à la ferme. Il arrive juste à temps aussi pour couper les onglons de nos brebis. Il m'a dit qu'il savait, c'est bien.
J'ai avec moi, toute une équipe toujours partante même quand il faut encore désherber.
Hier, mes brebis sont sorties de la bergerie sans aucune autorisation et deux fois d'affilées. Une fois parce que j'avais oublié de fermer une barrière et l'autre parce que je crois dans le dans le lot, il y a une coquine qui à compris comment la porte s'ouvrait. Il faut que j’améliore les "bricolages-en-attendant".
Les chiens travaillent de mieux en mieux et nous sommes heureux de les voir s'affirmer devant certaines mères qui protègent les petits.
L'autre jour au loin, je les ai vues toute se rassembler autour d'un nouveau né. on pouvait entendre les mêêê et les bêêê à des kilomètres. j'avais couru à travers champs en pensant au renard qui rode autour des filets en ce moment mais c'est un agneau que j'ai trouvé coincé dans les fils électriques. Ce jour là, je crois qu'elles ont compris en quoi je pouvais être utile aussi. Je suis heureuse ici et cette bouffée de bonheur me rempli les yeux de larmes très souvent, aussi souvent peut être que mes yeux pleurent parce qu'ici, c'est très dur aussi.

La saison est partie, la grande serre se remplie. Elle est entièrement paillée cette année, c'est beau mais pas très aligné, tant pis. La semaine prochaine nous allons attacher les plants de tomates à leur fil bleu. Cette année il y aura des petits clips à accrocher pour faciliter le temps passer sur chaque pied:
"Tu verras, ça va te changer la vie"
Ça y est, l'accueil commence à prendre ses aises à la ferme, nous avons la visite de camping caristes qui acceptent presque toujours l'invitation à venir partager notre table le soir et j'ai des jours de réserver pour les visites d'écoles et de centre aérés.

mercredi 22 avril 2015

Les nouvelles

Le printemps est là, le travail ne manque pas et je retrouve quelques clients qui me demandent des nouvelles du blog. Les photos et les nouvelles de la roulotte se trouvent maintenant le plus souvent sur sa page Facebook.
et sur son site

lundi 2 février 2015

quelque chose comme ça

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Elle s’étale partout sur mes habits
et il y a des jours où je me vois comme un gros tas de boue.
Parfois je ris,
parfois je glisse.
Parfois je me rattrape juste à temps
où ça fait splache et je me retrouve sur le derrière.
Il y a des fois où je me sens sale
et ça me mine le moral
alors pour oublier et m'aider à ne plus regarder
je rêve au printemps.

J'écris sur un papier tout ce que j'ai envie de semer
Je me réjouie avec cette idée que bientôt,
Tout va recommencer.
Dehors les perces neiges ont sortis le haut de leurs têtes
et sous le tilleul ce matin,
j'ai découvert des tiges à fleurs où quelque chose comme ça.

"C'est quoi déjà la chandeleur?"
Des crêpes salées et des très sucrées pour me consoler de toutes ces heures à pester et à lutter contre cette terre trempée .
La chandeleur? je crois que c'est une affaire de printemps ou quelque chose comme ça.

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mardi 27 janvier 2015

il y a des bébés partout

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Ce n'est pas la peine d'essayer de se parler entres humains au milieu du raffut que font de concert mères et petits.
Pour certain, il est déjà l'heure de jouer à saute moutons,
les mamans sont mise à contribution et les râteliers servent de montagnes à escalader.
"Quelle bande de petits cochons! Ils pissent dans le foin!"
Nous sommes d'accord ici,
plus de râtelier en libre service quand il y a des agneaux dans les parages.
Il faudra y penser pour la prochain saison.

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