vendredi 17 octobre 2014

six petits cochons

Ça y est, nous avons réservé six petits cochons noirs Gascon,
nous allons vite commander leur cabane pour les abriter
et les filets pour leur parc extérieur.

Cette fois, nos cochons pourront sortir profiter de l'herbe
et ils pourront même manger les glands tombés des chênes juste à coté.
Nous allons essayer de les habituer aux chiens,
ce serait vraiment très chouette si nous arrivions à les conduire avec les Border là où il y a de bonnes choses à manger.

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jeudi 16 octobre 2014

bientôt terminé

J'ai emmené Émilie avec moi devant la boulangerie pour y vendre mes légumes, comme je le fais maintenant tous les jeudis matins depuis aout dernier.

J'ai bien aimé être accompagnée.
C’était une matinée de pluie et j'ai commencée à prévenir les clients que bientôt j’arrêterai de venir quelques semaines,
juste le temps aux épinards et la mâche de grandir et qu'ils me reverront surtout pour la prochaine saison.

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mercredi 15 octobre 2014

des pieds de tomates et des dattes

Ça y est, nous enlevons les pieds de tomates dans la grande serre.
Nous avons commencé en fin de matinée et j'ai arrêté quand Émilie est partie,
c'était l'heure du gouter. "Maman, je peux en manger?" Bernadette et Jean sont passés avec des petites gourmandises très sucrées
et j'ai eu envie de partager avec eux quelques minutes de ma journée.
Ils ont vu les moutons installés dans le bâtiment,
là où eux avaient vu leurs vaches pendant des années.
Dehors, ils ont trouvé les arbres beaucoup grandi.
Je leur ai montré le tout nouveau parc de tri aussi.
"C'est ce qu'il me fallait pour ménager mon dos"

Cette semaine, les moutons devrons passer dedans pour la première fois parce que lundi, les premiers agneaux devrons nous quitter et qu'il est temps pour les agnelles achetées au printemps dernier de faire connaissance avec un de nos béliers.

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mardi 14 octobre 2014

les petites mottes sont toutes posées

Nous avons terminé le travail sous une partie la serre.
Le pourpier est en place aussi et nous avons hâte d'y gouter.

Le soleil a resplendi toute la journée
et si les feuilles des arbres ne trahissaient pas l'automne,
on se serait cru encore en été.

Nous avons ramassé des noix une bonne partie de la journée,
l'année prochaine j'ai bien envie de poser des bâches sous les noyers,
nous gagnerons en temps et en énergie aussi.

C'est bien qu’Émilie soit là, les journées sont rudes et chargées de travail. Sa présence adoucie ces jours difficiles.

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lundi 13 octobre 2014

Emilie

Émilie est arrivée et nous avons pris le temps d'un café pour discuter.
Elle a sorti les feuilles à signer et celles qu'il faudra remplir au quotidien.
Je devrai y noter ce que je pense de son travail et un peu d'elle aussi.
Là dessus, j'ai déjà une idée du ton que je donnerai.

Nous avons presque terminé la transplantation des petites mottes.
Avant de repartir,
nous sommes allées cueillir quelques tomates
et choisir le pâtisson qui lui faisait envie dans la boutique.
Elle est repartie avec le sourire et moi,
vraiment contente d'avoir travaillé en sa compagnie toute cette journée.

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dimanche 12 octobre 2014

caline et le pot de l'amitie

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Le vent soufflait quand j'ai pris mon petit déjeuner.
J'ai bien pensé que peut-être la pluie ne s’inviterait pas aujourd'hui.
J'ai pendu du linge dehors pour le faire sécher.
Dix minutes à peine après, il tombait des cordes.

Je ne sais pas si c'est le froid qui me glace les os
ou si c’est la fatigue accumulée que je ressens sous la peau
Mais après déjeuner, je suis allée me coucher.
J'ai fermé les yeux sur toutes les choses qu'il y avait à faire encore aujourd'hui.
J'ai dormi un peu plus d'une heure.
J'avais encore froid
et soulever la grosse couette qui m'entourait
a été un gros effort que j'ai félicité.
Je me suis levée et je suis allée le rejoindre dans le bâtiment.
"Il est bientôt cinq heures tu sais"
Nous avions un rendez vous à la maison de la ruralité
pour un pot de l'amitié.
J'ai hésité entre y aller et rester ici.
Je ne savais pas si j'avais envie de convivialité ou de repli.

C'est câline, la numéro quarante sept qui s'est approchée de moi la première pour être caressée.
J'ai vu ses yeux me fixer. J'ai vu la paix dans son regard et j'y ai trouvé l'apaisement que je cherchais.
Je me suis laissée aller à son invitation que je ressentais très fort dans son regard.
J’étais hypnotisée, aspirée dans la profondeur de sa pupille horizontale et je me suis accroupie.
Elle a mis sa tête sur mon épaule et je l'ai longuement caressée, humée, gratté et cajolée.
J'ai bien entendu son désir de retrouver sa liberté dans nos prés et je lui en ai promis après la pluie.

Nous avons posé quelques barrières et commencé à construire quelques cases d'agnelage.
"Il est déjà cinq heures, il faut y partir"
Rémi était content de retrouver toutes ces personnes à la maison de la ruralité, surtout féminines.
content de retrouver aussi le jus de pommes,
les petits gâteaux et les brioches.
Nous avons écouté le président de l'association et nous l'avons entendu remercier tous les participants de la fête de cet été.

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samedi 11 octobre 2014

l'indonésie et des mottes

Je me suis levée plus tard que d'habitude,
je me suis pressée pour aller m'occuper des animaux,
nous avions un rendez vous à la maison de la ruralité
que je n'avais pas envie de rater.

Le repas était fabuleux,
j'ai beaucoup aimé manger indonésien
et partager le repas avec des personnes qui semblaient tellement être à l'aise avec les sujets abordés.

nous sommes rentrés et nous avons continué à poser les petites mottes de mâche, épinard et pourpier.

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vendredi 10 octobre 2014

histoire de chats

C'est décidé,

dans une autre vie,

je serai chat...

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jeudi 9 octobre 2014

les petites mottes

Ça y est, les plants sont arrivés.
Mâche, épinard et pourpier.
Du vert pour le début de l'hiver,
de la vie sous la serre ou je pourrai aller même les jours de pluie sans être trempée.

La salade de mâche ça, je connais.
L’épinard, je l' imagine déjà dans un plat de lasagnes, j'adore ça.
mais le pourpier lui, je ne connais pas.
Il parait qu'il faut le gouter,
qu'il est même très apprécié, que ce serait dommage de le bouder.
alors j'en ai acheté un peu, juste pour essayer.

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mercredi 8 octobre 2014

des courbatures

J'ai mal partout,
je me demande s'il y a un muscles qui ne me fait pas mal.
Ce matin je me suis sentie toute molle
et j'avais envie d'une journée plus calme que celles de ces dernières semaines.
Je sais bien que ce n'est pas encore le moment,
je sais qu'il viendra le temps de me poser,
me reposer, de vivre au ralenti comme le fait la vie de la terre en hiver.

Même si depuis quelques jours je pourrais prétexter que les heures de pluie me ralentissent,
je sais qu'il faut donner ce dernier coup de collier mais aujourd'hui,
je me suis sentie seulement l'envie à me reposer.

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mardi 7 octobre 2014

il faut les rentrer

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Il pleuvait déjà quand je me suis levée.
J'ai pensé aux moutons,
je sais qu'ils n'aiment pas les fortes pluies et surtout celles qui durent.
Toute la nuit, le sommeil léger et angoissée, j'ai pensé à eux.
"il faut les rentrer"

Le matériel pour l'aménagement du bâtiment n'est pas encore arrivé,
il nous manque encore quelques barrières mais tant pis.
"Il faut les rentrer"

C'est l'affaire d'une petite semaine improvisée,
juste du temps au temps de revenir au beau fixe.
J'ai regardé la météo, les moutons devraient encore profiter de l'herbe.
C'est juste l'affaire d'une bonne semaine.
"Il faut les rentrer"

Tout était posé, fixé, discuté et entendu et tout était finalement pas si mal que ça. Ils seront bien au sec là dedans, c'était le moment d'aller les chercher.
Deux chiens pour un troupeau de deux cents moutons, ce n'était pas de trop.

Moi, postée en haut au tournant, juste avant l'entrée au bâtiment avec mon chien:
"Couché, pas bouger"
C'est lui qui est parti ouvrir au moutons
et qui devait les conduire droit devant.
Je l'ai entendu siffler, le ton était donné, il fallait vite venir aider, le troupeau avait décidé de partir de l'autre côté.
Mon chien les a rejoint à la vitesse de l'éclair pour soutenir son copain et pousser les moutons de l'autre côté.
Nous avons deux chiens extraordinairement attachés à leur job et volontaires, mais cela n'a pas suffit.
Quand j'ai vu la fatigue s'inviter dangereusement chez eux,
j'ai couru chercher un seau de blé. Je lui ai laissé mon chien et j'ai couru en direction de la grange, j'ai couru et j'ai glissé sur un pavé mouillé devant la porte de l'entrée.
Je me suis relevée en suppliant à mon corps de ne pas s'être blessé. Pas le temps de vérifier, j'ai couru, couru pour les retrouver et je les ai appelés.
Une brebis meneuse avait repéré le seau, c'était suffisant pour déplacer le troupeau.
"Vas y court maintenant!"
J'ai couru, couru puis je suis retombée, cette fois, dans l'herbe mouillée, même pas mal. J'ai repris mon seau et j'ai eu peur de voir le troupeau me passer dessus, je me suis relevée et j'ai couru. Les moutons sont rentrés tous en ligne et contents de trouver du foin dans les râteliers.
Les barrières fermées, je me suis écroulée dans ses bras les yeux embués.
"On y est arrivé"
Après avoir vérifié que rien n'était cassé, rien de grave ne m'était arrivée, nous avons félicité nos chiens, nous les avons caressés et ils sont partis boire dans les flaques près du bâtiment.
Je suis restée un moment pour observer le troupeau, soulagée et contente de les voir enfin au sec, surtout les petits agneaux.

A l'heure du diner, la conversation était bien entendue autour du souvenir encore frais de notre aventure
"Quand je suis tombée avec mon seau, à un moment, j'ai pensé aux jeux d'intervilles"
Nous avons rigolé et nous nous sommes encore félicités, le principal était fait, les moutons étaient rentrés.

Nous avons appris aujourd'hui qu'il ne faut jamais sortir deux cents moutons affamés d'un parc en pensant les mener vers un bâtiment qu'ils ne connaissaient pas.

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lundi 6 octobre 2014

une visite de fin de journée

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J'ai préparé Rémi pour l'école
"J'ai beaucoup de travail aujourd'hui."
Quand l'heure de s'en aller est arrivée,
je lui ai souhaité une bonne journée,
j'ai filé ouvrir le poulailler
et faire la tournée des animaux.
De ce côté là, tout allait bien,
demain il faudra changer les moutons de parc.

Je suis allée sous la grande serre,
le système irrigation par asperseurs en haut de la serre est installée.
Ce matin il fallait la débarrasser avant d'ouvrir les vannes d'arrosage pour cette moitié de terre toute la journée entière.

Les noix à ramasser m'attendaient sous leurs arbres.
Je n'ai fait que la moitié d'un des deux noyers.
Cette année encore, nous sommes gâtés.

C'était déjà l'heure de partir chercher Rémi à l'école,
en rentrant, j'irai sortir un des derniers rangs de pommes de terre.
"Voilà mamie!"
Ça faisait des semaines qu'elle n'était pas venue nous voir et j'ai été fière de lui montrer la boutique terminée,
nos deux nouvelles vaches et je lui raconté ma première matinée pédagogique à la ferme.

"Ce sont tous vos moutons? Mais combien vous en avez maintenant ?"
Elle est repartie, ce n’était plus l'heure des pommes de terre mais celui de la routine à l'envers. Je suis allée vérifier l'eau des béliers.
"je sors les chiens, les moutons se sont encore barrés" Nous avons dans le troupeau une de nos antenaises qui a compris comment passer de l'autre coté d'un filet sans avoir à faire à l'électricité.
"On ne peut pas la garder, elle apprend aux autres à faire pareil" Nous avons perdu un agneau déjà cause de cette fâcheuse tendance à emmener les copains et les copines avec elle dans ses aventures buissonnières, il s'était entortillé dans le filet sans réussir en s'en libérer, nous l'avions retrouvé sans vie le lendemain.
Il craint aussi qu'elle apprenne la technique à ses descendances et moi je n'arrive pas à me rendre à l'évidence, il me faut encore un peu de temps.

Nous sommes rentrés fiers de nos chiens qui ont su ramener le troupeau dans leur parc en passant par le bois.

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dimanche 5 octobre 2014

deux stagiaires

Ça y est il pleut.
La météo annonce même que le beau c'est fini.
Ici nous ne sommes pas encore tout à fait prêt, mais presque.
Il y a encore tellement de choses à faire et plus grand chose si on ne s'attarde pas aux détails.

Du coté potager, l'essentiel était dans la serre.
la partie qui a abrité les moutons durant deux hivers doit être prête cette semaine pour le repiquage des plants d' épinard et de mâche.
Les travaux sont en cours.

Du côté de l'élevage, il manque le parc de tri et des barrières de séparation, la commande part demain.
C'est le moment de séparer les brebis en trois groupes parce qu'ici, il y a trois béliers et de rentrer tous les moutons à l'abri pour la nuit.
Je vais commencer à leur donner du foin le soir et le matin avant de sortir.
Six petits cochons Gascon arriveront bientôt, dès que leur parc extérieur et leur abri seront installés. Ça ne devrait plus tarder.

Aujourd'hui, j'ai reçu les deux stagiaires qui viendront très bientôt commencer leur première semaine de travail ici.
Deux belles rencontres, trois dames à la ferme, trois paires de bras à l'ouvrage, trois âmes bien décidées à aller au bout de leurs rêves, je crois qu'ici "ça va déménager"

"Vous savez, je n'ai que deux années d'expérience, je fais encore beaucoup d'erreurs" j'espère que je serai à la hauteur de leurs attentes.
Ce matin, J'ai senti l'envie de rester au sec à la maison venir me titiller, le poêle de la cuisine allumée, je serais bien restée.

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samedi 4 octobre 2014

c'était un mois d'Août

Elle venait féliciter les tous nouveaux parents que nous étions et moi,
je faisais la connaissance de la fiancée du meilleur ami de mon mari.
C'était il y a vingt trois ans.

Aujourd'hui, ils sont venus découvrir ma nouvelle vie.
Ça faisait depuis trop d'années que nous nous étions quittés pour vivre nos vies séparées et décalées.
Aujourd'hui j'ai retrouvé mes deux amis et je ne savais pas qu'ils m'avaient tant manqué.
Ils sont venus avec nous jusqu'au moutons pour partager un morceau de notre quotidien.
Ils sont repartis en moto et nous avons terminé le parc des animaux.
Des clients sont arrivés pour acheter des légumes,
et j'ai repris le cours de mon samedi à la ferme.
Je crois qu'après leur départ,
un sourire un peu "con" ne m'a pas quittée tout au long de la soirée.

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vendredi 3 octobre 2014

en ébullition

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Ils sont arrivés hier
et nous étions heureux
et fiers de leur montrer notre vie ici,
notre chemin déjà parcouru,
tous nos projets et nos envies ici.

Marguerite et André sont venus pour m'aider à mettre le pied dans l'étrier
parce que je les avais appelé au téléphone deux jours avant en les suppliant de venir me montrer.

Ils ont garé leur camping-car
et j'ai imaginé qu'un jour il y en aurait d'autres venus ici
pour passer quelques heures à la ferme
et partager un bout de notre vie ici.
"Vous avez bien dormi?"

Hier soir, nous nous étions couchés et les activités du lendemain étaient presque toutes calées.
J'étais ravie de les avoir invités,
toute la soirée nous avons discuté et organisé
ma toute première prestation d'accueil pédagogique à la ferme
avec une centaine d'enfants de maternelle et de CP.
Je m'étais endormie épuisée et sans difficulté.

Il faisait encore nuit lorsque je me suis réveillée.
Je suis descendue prendre un café
et j'ai essayé de ne pas me laisser happer toute entière par le stress,
ce n’était pas le moment,
je n'avais pas assez de temps pour ça.
J'ai allumé mon ordinateur parce que je voulais que chaque enfant puisse partir d'ici avec un petit papier sur lequel il y aurait écrit qu'ici, ils pourraient venir fêter leur anniversaire.

"Tu aurais une grande nappe blanche, parce que les couleurs de tes légumes ressortaient bien mieux"
C'était l'atelier de Marguerite, les légumes, quelques plantes sauvages et herbes aromatiques.
"Je pourrai faire gouter tes petites tomates aux enfants?"

André était d'accord pour s'occuper de l'atelier des animaux. Il y aurait nos vaches, nos béliers et notre amis Popi-Cacahuete et les cochons d'Inde à caresser.
"Ça vit combien de temps un cochon d'Inde?"
Moi, c'était l'atelier recyclage et les pots confectionné par de petites mains curieuses à remplir
avec le précieux terreau fabriqué par les vers de terre
et les gousses de haricots secs à éplucher
pour y trouver de nouvelles graines à planter.

Ce soir ils sont repartis avec leur camping-car
surement contents et plein de jolis souvenirs de cette matinée ensoleillée, mais ... pas autant que moi.

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jeudi 2 octobre 2014

adieu Maurice

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Marguerite est arrivée au moment où nous allions partir au village saluer une dernière fois ce vieux monsieur qui nous a quitté lundi dernier.
je n'étais encore jamais rentrée dans cette église depuis notre arrivée dans ce village. Quand je suis entrée dedans, il y avait déjà tellement de monde.
L'église était remplie de gens silencieux, tous venus dire adieu à Maurice.
J'ai entendu une famille qui semblait être si soudée dire un dernier mot à leur cher Maurice.
J'ai entendu des chansons et de la musique qui fait passer sous la peau des frissons de sensation
et j'ai senti plusieurs fois les larmes venir troubler mon regard et me piquer le nez.

Je ne connaissais pas Maurice,
il était un de nos rares voisins,
un voisin que j'aurais aimé entendre me raconter sa vie passée ici
et celle de son potager.

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mercredi 1 octobre 2014

Une pause plantes sauvages en automne

Je n'ai pas trouvé assez de temps pour tout faire du coté de la ferme
et à la maison, n'en parlons pas. Je déteste vraiment ce qu'elle devient.
Ce serait bien quelques travaux pour la faire belle,
je sais qu'en attendant je devrais la ranger
pour faire entrer une meilleure humeur.

Dehors j'ai commencé à ranger l'été
pour laisser l'automne s'installer.
J'ai retrouvé quelques herbes que nous avons observées et cuisinées hier toute la journée.

J'avais déjà rencontré Véronique à une formation de reconnaissance des plantes sauvages au printemps dernier.
Cette fois, il était question de pâté de glands,
de pizza aux gratte-culs,
à l'aubépine et aux prunelles.
Je ne connaissais pas le nèfle,
je l'ai beaucoup aimé en tarte meringuée.
"J'aimerais bien faire pousser quelques néfliers près du potager"

Ce soir, en fermant le poulailler,
j'ai trouvé plein de jeunes orties.
J'ai pensé que ce serait une bonne idée
de préparer quelques soupes avec et d'en congeler quelques sacs pour l'hiver.

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mardi 30 septembre 2014

au bout du téléphone

Hier soir, le téléphone a sonné.
C'était pour nous annoncer que le monsieur qui habite de l'autre côté
nous avait quitté.
J'ai été triste le reste de la soirée
J'ai beaucoup regretté de ne jamais avoir pris le temps d'aller lui rendre visite depuis que nous sommes arrivés.
Pourtant, nous en parlions régulièrement à la maison
"Il faudrait aller les voir, ils sont très gentils tu sais"
Il y avait eu le tournage du film ou Sirano avait été vedette,
ce monsieur s'était déplacé pour venir voir le cheval travailler
parce que les souvenirs ça remuent parfois le dedans de soi.
Je l'avais salué et nous avions fait un brin la causette.
Le soir j'avais même dit qu'il fallait prendre le temps un jour d'aller les rencontrer.
Il s'en est allé ce monsieur
et j'ai été triste toute la soirée, parce que voyez vous,
En haut du chemin,
il y avait l'histoire d'un couple de personnes âgées
et j'aurais aimé le connaitre.

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lundi 29 septembre 2014

le jour s'en va

je le regarde et tout y est, tout comme il y a dix ans.
Depuis plusieurs jours, je m'invente des rendez vous.
Je regarde ma vie,
pas la vie pour s'amuser,
mais celle qui ne se raconte pas ici.

Je n'ai plus de place pour les amis depuis des semaines,
mais je prends le temps de penser à eux.
Il faut que je lui dise,
que je leur dise aussi,
un ou deux mots et c'est tout
mais lui dire que je rêve souvent de ses bras
et que je rêve de fêtes entres amis.

j'aime ma vie ici
mais celle plus en amont,
plus sans souci,
plus à l'intérieur,
celle qu'on préserve
et qu'on aime encore plus que tout le reste me manquent.
Dehors, il fait beau mais dans le dedans de moi il y a un peu de froid.
"C'est beaucoup de soucis une entreprise vous savez"

Il est celui que j'aime.
Il faut que je le dise ici tant pis.
Je suis agricultrice et je suis une femme amoureuse aussi.
Amoureuse de la vie depuis que je l'ai croisé
et que nous avons décidé de construire nos vies comme on l'attendait.
Je suis une femme amoureuse.
Amoureuse de la terre et de l'élevage aussi,
amoureuse de l'humain et des liens qui les unissent.
Je suis une femme amoureuse et surtout de lui.

Depuis quelques jours,
il suffit d'un sourire
et je nous vois fous tous les deux,
partir avec sa moto.

Je crois que ces derniers mois,
j'oublie le plaisir et l'amour,
l'essentiel à ma vie.
Je ne vois que la nuit,
je n'entends plus que les soupirs,
les gros mots
et j'en oublie les mercis aussi.
J'ai oublié les petites bulles,
j'ai peur que le temps passe trop vite.
J'invente des rendez vous où je me fais toute belle,
où je ne serai qu'à lui.

"Monsieur le faiseur de rêves, je voudrais me réveiller à ses cotés jusqu'au demain d'après. J'aime tellement dessiner nos vies avec lui comme des jours comme aujourd'hui où tout parait calé, organisé. Où lorsque les visiteurs nous demandent pourquoi ce choix de vie et que je croise son regard complice.

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dimanche 28 septembre 2014

un vrai dimanche au ralenti

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J'avais très envie d'un dimanche
avec une nappe en coton sur la table
et un crumble aux pommes pour le dessert.
Il était presque midi quand j'ai commencé à préparer la salade de riz,
il fallait compter le temps pour éplucher les pommes et la cuisson.
Nous mangerions à l'heure du café mais tant pis,
un vrai dimanche au ralenti, c'est ça aussi.

Le vaisselier nous a fait une chouette surprise
Nous offrir une dernière bouteille de ce délicieux vin de mai,
celui que nous avions fait au printemps dernier et plus qu'adoré.
"Un petit verre pour y gouter?"
Servir l'apéro un dimanche,
après tout c'était aussi dans la logique des choses.
et plus encore lorsqu'il y a une invitée à la maison.
C'était bon qu'elle soit là,
la vie un peu ralenti,
un dimanche en vrai.
Un jour sans courir,
des brebis très sages
et une vie qui semble un peu moins bancale.
Les choses se mettent en place
en tout cas, aujourd'hui je l'ai senti comme ça.

C'était un week-end au ralenti
un week-end qui avance malgré tout
et une grand-mère qui manque déjà à mon petit garçon.

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